Pour changer, j'ai eu une sale journée dans le métro aujourd'hui ! Mon trajet n'est pas des plus longs et je ne prends pas les lignes qui craignent non plus le plus. Je pars de la station Villejuif - Leo Lagrange sur la ligne 7, et je vais à Dupleix sur la ligne 6 en changeant à place d'Italie. Pour ceux qui ne sont pas parisiens, ou qui ne connaissent pas les lignes, vous pouvez toujours vous référer au plan du métro.

Quand je suis rentré dans la 7, déjà, elle était bondée. J'étais évidement comme un dingue! Dans ce genre de métro, il y a une promiscuité que l'on ne peut ignorer. En général, les gens ne bougent pas trop dans ce genre de conditions. Mais ce matin, je sentais une main au niveau de mon cul qui elle, bien au contraire, ne restait pas statique. Même si je n'avait pas l'impression que l'on me tâtait le cul, je me sentais pas très à l'aise. À l'arrêt d'après, j'ai pu tenter de me retourner et j'ai vu un béret qui m'arrivait en dessous de l'épaule, mais guère plus. Arrivé à Place d'Italie, je regarde mieux, et je vois un petit vieux qui trouve rien de mieux dans ce genre de conditions de se curer les ongles à l'aide d'une lime sur un couteau multi-fonctions. Après tout, pourquoi pas, il n'y a aucun risque de gêner où planter qui que ce soit. En tout cas, ça commence bien!

Une fois n'est pas coutume, le métro 6 arriva quand j'arrivai sur le quai. C'est assez pratique, étant toujours dans les premiers à sortir, car je sais qu'à quelques secondes près, on doit attendre facilement cinq minutes le métro d'après. Autre avantage, comme j'arrive avant la majorité des gens avec qui je suis sorti du métro, je peux régulièrement m'asseoir, au pire sur les strapontins. Évidement, pas ce matin là. Pas parce que le métro était bondé, mais parce que certaines personnes ne trouvaient rien de mieux que de rester debout devant les strapontins alors qu'il n'y avait pas la foule qui aurait pu le justifier. Quand on a une tête dans le cul, on a envie de massacrer ce genre de personnes.

Quand j'arrive à Dupleix, j'ai régulièrement quelqu'un qui distribue le journal. Distribuer le journal pour ceux qui entrent dans le métro, ok, mais ceux qui sortent ils en veulent pas, puisqu'ils sortent. Ils n'ont plus 20 minutes à tuer pour lire ça. Ils vont à patte vers leur travail en général. Donc, on peut pas trop lire. Mais il ne peut pas s'empêcher de tendre son journal même aux personnes qui sortent. Obligé de tourner la tête quand on croise son regard. Ok, je sais, c'est assez débile comme reproche, mais on est plus à ça près quand on se le tape tous les matins, et surtout après s'être tapé toute la 7 à se faire tripoter le cul a coup de lime à ongle, et toute la 6 debout à cause de boulets qui se mettent debout devant les strapontins.

Maintenant, passons au retour ! Mais pour bien comprendre, il faut savoir que la station Dupleix est une station aérienne, donc, on doit monter pour rejoindre le métro. Ils proposent un escalator pour cela, mais, il faut savoir qu'il est très fin. Si fin que se dépasser n'est pas chose aisé. Je suis donc régulièrement obligé d'attendre que l'éscalator m'amène en haut car personne devant n'est amené à se déplacer. Et encore, ce soir, j'ai eu le droit à un boulet qui n'était pas pressé, mais, arrivé en haut, il a compris qu'il fallait courir s'il voulait avoir son métro. Et heureusement que j'ai aussi pu l'avoir !

Le trajet jusqu'à Place d'Italie fut assez relax, puisque qu'il me semble que j'ai même pu m'asseoir dans le métro. Il faut savoir que la ligne 7 est une ligne assez moderne. C'est à dire qu'elle affiche dans toutes les gares combien de temps il reste à attendre pour le prochain train. Il faut aussi savoir que la 7, arrivé à Maison Blanche se sépare en deux direction, soit Villejuif - Louis Aragon (la mienne), soit Maire d'Ivry. Bref revenons à mon arrivé sur le quai de la 7 à Place d'Italie.

En plein milieu du quai, reposait, un clochard étalé de tout son long par terre. Il apportait à cette station une délicate fragrance d'un fin mélange de pisse et de vielle vinasse. Quoi de mieux que d'attendre son métro avec cette odeur. D'ailleurs, combien de temps dois-je attendre? Ah, ben, je sais pas, le système très moderne est déjà en panne, et toujours pas réparé depuis deux bonnes semaines ! Donc, il n'y a plus qu'à attendre. J'ai pu voir 2 métros pour Ivry et 3 métros qui passaient dans l'autre sens avant de pouvoir voir un métro pour Villejuif. Bref, 15-20 minutes d'attente, alors que ça dépasse rarement les cinq minutes. C'est dans ce genre d'attente que l'on apprécie qu'un clochard puisse nous vivifier les narines.

Il y a des gens sur ce genre de lignes qui pensent qu'ils vont gagner du temps en prenant l'autre métro que celui qui mène chez eux. Ils s'arrêtent à Maison Blanche et attendent le métro qui va dans l'autre sens. Il ne réalisent pas qu'au final, leur attente est la même, et que c'est le même métro qu'ils prendront. Et ben, c'est gens sont sans limite! Ils veulent même prendre un métro sur-bondé comme celui qui est enfin arrivé après cette longue attente... On était tellement serré qu'on ne pouvait pas tomber même si on soulevait les pieds. Et bien même dans ces conditions, certaines personnes trouve encore le moyen de se dire qu'ils y gagneront en attendant à Maison Blanche. Je vous explique pas comme le déchargement à Maison Blanche était agréable !

Je suis arrivé chez moi, j'étais hors de moi! Obligé de mettre du son bien fort pour pouvoir me calmer un minimum. Pour expulser toute cette colère, je me suis aussi senti obligé de blogger! Putain, ça fait du bien!

Nan, mais il faut pas croire, Paris, c'est une super ville !